Cybermalveillance.gouv.fr, le dispositif officiel de l’État contre les risques numériques, recommande d’utiliser un gestionnaire de mots de passe plutôt que de retenir ou de réutiliser les mêmes identifiants partout, et cite nommément KeePassXC comme « logiciel gratuit, open source, certifié par l’ANSSI » (page mise à jour le 05/10/2026, relevée le 07/10/2026). C’est, à ce jour, la seule recommandation officielle française qui va jusqu’à nommer un outil précis.
Avant de comparer les logiciels entre eux, il faut comprendre pourquoi une autorité publique s’avance à ce point sur un sujet aussi concurrentiel, et ce que dit réellement le texte de référence sur la robustesse d’un mot de passe.
Pourquoi l’État recommande d’utiliser un gestionnaire
Selon cybermalveillance.gouv.fr, un gestionnaire de mots de passe permet de générer et de stocker un mot de passe unique pour chaque service en ligne. L’intérêt pratique est direct : si un seul de vos comptes est compromis lors d’une fuite de données chez un éditeur, les autres comptes ne tombent pas avec lui, puisqu’ils n’utilisent pas le même mot de passe. C’est l’argument central de la recommandation officielle, avant toute question de marque ou de prix.

Ce que recommandent précisément l’ANSSI et cybermalveillance.gouv.fr
La même page de cybermalveillance.gouv.fr recommande un mot de passe d’au moins 12 caractères, mélangeant majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux, pour résister aux attaques par force brute. Elle recommande également d’activer l’authentification multi-facteurs (MFA) chaque fois qu’elle est proposée par le service utilisé.
Le guide technique de l’ANSSI « Recommandations relatives à l’authentification multifacteur et aux mots de passe » (référence ANSSI-PG-078, publié le 08/10/2021) précise ces seuils selon le contexte d’usage : la longueur conseillée peut monter jusqu’à 15 caractères pour les cas les plus sensibles. Ce guide date d’octobre 2021; aucune version plus récente n’a été identifiée, mais vérifiez sur le site officiel de l’ANSSI si une mise à jour a été publiée depuis.
Le saviez-vous ?
Parmi tous les gestionnaires de mots de passe existants, KeePassXC est, à ce jour, le seul explicitement cité par cybermalveillance.gouv.fr comme logiciel gratuit, open source et certifié par l’ANSSI. Les autres outils peuvent être tout aussi sérieux, mais aucun ne bénéficie de cette mention officielle nommée.
Les outils les plus cités en 2026 : ce qui est confirmé, ce qui ne l’est pas
Au-delà de la recommandation officielle, les comparatifs indépendants grand public publiés en 2026 citent régulièrement sept outils : KeePassXC (ou sa version historique KeePass), Bitwarden, 1Password, NordPass, Dashlane, Proton Pass et Keeper. Voici ce que l’on peut affirmer sans se tromper sur chacun, en distinguant la recommandation officielle des avis de comparatifs privés.
KeePassXC / KeePass
Seul outil nommément cité par cybermalveillance.gouv.fr comme gratuit, open source et certifié par l’ANSSI. C’est la référence officielle de cet article, et la seule qui porte ce statut.
Bitwarden
Cité comme gratuit et open source par plusieurs comparatifs indépendants (dont Clubic), au même titre que KeePassXC sur ces deux critères précis. Il ne bénéficie toutefois pas, à la différence de KeePassXC, d’une mention nommée par une source officielle française.
1Password, NordPass, Dashlane, Proton Pass, Keeper
Ces cinq solutions figurent elles aussi parmi les outils les plus cités par les comparatifs indépendants de 2026. Aucune source officielle consultée pour cet article ne précise leurs conditions tarifaires exactes ni leur statut open
À retenir
Un gestionnaire de mots de passe sert avant tout à une chose : ne plus jamais réutiliser le même mot de passe sur deux services différents.
Ce qui peut varier selon votre situation
Aucune autorité publique française ne publie, à ce jour, de classement des gestionnaires commerciaux comme 1Password, Bitwarden, NordPass, Dashlane, Proton Pass ou Keeper. Seule la mention explicite de KeePassXC par cybermalveillance.gouv.fr est une position officielle; toute préférence entre les outils commerciaux reste un avis de comparatif privé, à prendre comme tel et non comme une validation de l’État.
Le guide ANSSI qui fixe les seuils de robustesse date d’octobre 2021 : vérifiez sur le site officiel de l’ANSSI qu’aucune version plus récente ne l’a remplacé avant de vous fier aux chiffres cités ici.
Les tarifs et les formules gratuites ou payantes des outils commerciaux évoluent souvent. Cet article ne cite volontairement aucun prix : consultez la page officielle de l’éditeur retenu le jour où vous faites votre choix.

Questions fréquentes
Un gestionnaire de mots de passe est-il sûr si lui-même est piraté ?
Aucun outil, quel qu’il soit, ne garantit une sécurité absolue. Le point le plus exposé reste le mot de passe maître qui protège l’accès au gestionnaire : suivez les recommandations officielles de longueur (12 caractères minimum, jusqu’à 15 selon le contexte d’après le guide ANSSI-PG-078) et activez l’authentification multi-facteurs quand elle est proposée, comme le recommande cybermalveillance.gouv.fr.
Faut-il payer pour un bon gestionnaire ?
Non. KeePassXC, seul outil cité nommément par cybermalveillance.gouv.fr, est gratuit et open source; Bitwarden l’est également selon plusieurs comparatifs indépendants. Les autres outils cités par ces mêmes comparatifs (1Password, NordPass, Dashlane, Proton Pass, Keeper) ont leurs propres conditions tarifaires, à vérifier directement sur le site de chaque éditeur avant de choisir.
Peut-on utiliser le navigateur comme gestionnaire ?
Les sources officielles consultées pour cet article, cybermalveillance.gouv.fr et le guide ANSSI, décrivent les bonnes pratiques de mot de passe sans trancher spécifiquement entre un navigateur et une application dédiée. En l’absence d’arbitrage officiel sur ce point précis, il reste raisonnable d’appliquer les mêmes exigences de longueur et d’authentification multi-facteurs mentionnées plus haut, quel que soit l’outil retenu.
Que faire si on oublie son mot de passe maître ?
Les sources officielles consultées pour cet article ne détaillent pas de procédure de récupération. Chaque éditeur a sa propre politique en la matière : renseignez-vous sur ce point précis, directement dans la documentation de l’outil choisi, avant de l’adopter.
Sources
- Cybermalveillance.gouv.fr, « Bonnes pratiques : mots de passe », page publiée le 23/11/2019, mise à jour le 05/10/2026, consultée le 07/10/2026.
- cyber.gouv.fr — ANSSI, guide « Recommandations relatives à l’authentification multifacteur et aux mots de passe » (ANSSI-PG-078), publié le 08/10/2021, consulté le 07/10/2026.
- clubic.com — Clubic, comparatif indépendant cité ici pour le panorama des outils du marché (et non comme autorité officielle), consulté le 07/10/2026.
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