Actualité

Pourquoi les nouvelles étiquettes de Coca-Cola, Nestlé et Danone intriguent-elles ?

Les grandes entreprises modifient leurs étiquettes pour éviter le greenwashing, mais que cachent-elles vraiment ?

Elodie Lefevre Elodie LefevreBanque, budget, téléphonie et vie numérique
Publié
24 octobre 2026
Lecture
4 min
Dans cet article3 parties
  1. Les changements d’étiquettes : une nécessité ou un simple coup de communication ?
  2. Ce que ça change pour vous
  3. Comment les marques peuvent-elles réellement agir contre le greenwashing ?

Dans un monde de plus en plus conscient des enjeux environnementaux, le greenwashing, ou l’art de faire passer des messages trompeurs sur l’impact écologique d’un produit, est devenu un sujet de préoccupation majeur. Les grandes marques telles que Coca-Cola, Nestlé et Danone se retrouvent sous le feu des critiques, poussées par la Commission européenne à modifier leurs étiquettes afin de clarifier leurs engagements environnementaux. Mais que se cache-t-il derrière ces changements ?

Les changements d’étiquettes : une nécessité ou un simple coup de communication ?

Les entreprises n’ont d’autre choix que de s’adapter aux nouvelles exigences réglementaires. En effet, la Commission européenne a récemment intensifié son contrôle sur les pratiques d’étiquetage, exigeant des informations plus claires et précises sur le recyclage des produits. Cela a conduit des marques, comme Coca-Cola, à revoir la manière dont elles communiquent sur le recyclage de leurs emballages. Toutefois, il est légitime de se demander si ces modifications ne sont pas qu’une façade destinée à redorer leur image.

Pourquoi les nouvelles étiquettes de Coca-Cola, Nestlé et Danone intriguent-elles ?
Les changements d'étiquettes : une nécessité ou un simple coup de communication ? — Crédit : Qing Luo / Pexels

Par exemple, ces entreprises annoncent souvent que leurs bouteilles sont composées de « 100 % de plastique recyclé ». Pourtant, elles omettent souvent de préciser que cela ne concerne que certaines gammes de produits, ou que la quantité de plastique recyclé est très variable selon les régions. Ainsi, le consommateur se retrouve face à une information incomplète, ce qui alimente la confusion autour de l’impact réel de ces choix.

Ce phénomène soulève des interrogations sur la transparence des informations fournies par les marques. En effet, il est essentiel pour le consommateur de pouvoir faire des choix éclairés. Les changements d’étiquettes, bien qu’ils soient nécessaires pour répondre aux exigences réglementaires, ne doivent pas constituer une excuse pour masquer des pratiques peu respectueuses de l’environnement.

Ce que ça change pour vous

Pour éviter de se faire piéger par le greenwashing, il est important de prêter attention à plusieurs éléments sur les étiquettes des produits. Voici quelques points clés à considérer :

  • Les mentions ambiguës : Des termes comme « écologique », « naturel » ou « respectueux de l’environnement » sont souvent utilisés sans définition claire. Renseignez-vous sur ce que ces termes signifient réellement.
  • Les certifications : Vérifiez si le produit est labellisé par une organisation reconnue. Les labels comme le FSC pour le papier ou le label bio garantissent un certain niveau de qualité environnementale.
  • La composition des matériaux : Regardez la liste des ingrédients ou des matériaux utilisés. Une transparence sur la provenance et le traitement des matériaux est un bon signe.
  • Les informations sur le recyclage : Assurez-vous que les informations fournies concernant le recyclage soient claires et précises. Une bonne étiquette devrait indiquer non seulement si le produit est recyclable, mais aussi comment et où le recycler.

Ces éléments vous aideront à mieux comprendre l’impact environnemental des produits que vous achetez et à faire des choix plus éclairés.

Comment les marques peuvent-elles réellement agir contre le greenwashing ?

Pour que les changements apportés aux étiquettes soient plus qu’une simple opération marketing, les marques doivent s’engager dans des actions concrètes. Cela passe par une réduction réelle de leur empreinte écologique, une transparence totale sur leurs pratiques et une volonté d’informer correctement le consommateur. Par exemple, les entreprises pourraient investir dans des technologies de recyclage innovantes ou s’engager à utiliser des matériaux renouvelables dans leurs emballages.

De plus, la formation des équipes sur la durabilité et l’éthique en matière d’emballage est cruciale. Les marques doivent s’assurer que tous les employés comprennent l’importance de la communication transparente et des engagements en matière de développement durable. Cela pourrait également inclure des partenariats avec des ONG ou des projets de recherche qui visent à améliorer la durabilité des produits.

Enfin, il est essentiel que les consommateurs restent vigilants et exigent des informations précises et vérifiables sur les pratiques des marques. En tant qu’acheteurs, vous avez le pouvoir d’influencer les entreprises à travers vos choix. Plus les consommateurs seront informés et exigeants, plus les marques seront incitées à adopter des pratiques véritablement éthiques.

En conclusion, la modification des étiquettes par les grandes marques est un pas dans la bonne direction, mais cela ne suffit pas. Les consommateurs doivent toujours rester critiques et informés pour éviter de tomber dans le piège du greenwashing. En étant attentifs aux détails et en exigeant plus de transparence, nous pouvons tous contribuer à une consommation plus responsable.

Sources

  1. ConsoGlobe — 24/10/2026
Elodie Lefevre
Écrit par

Elodie Lefevre

Journaliste, rubrique Argent & Numérique · Banque, budget, téléphonie et vie numérique

Elodie Lefevre suit pour Mosaïque tout ce qui touche au porte-monnaie et aux écrans du quotidien : frais bancaires, aides, forfaits, sécurité en ligne. Elle part des textes officiels (Banque de France, Arcep, ANSSI, service-public.fr) et les traduit en démarches concrètes.

Toujours dans Actualité

Toute la rubrique